À l’affût

Partir à l’affût de l’invisible, de l’imperceptible. Pister l’inconnu, l’altérité.
Reconnaître la vitalité d’autres formes de vie. Cheminer dans un territoire, et entrer ensemble en relation multiple et sensiblement fragile avec ceux qui l’habitent, le temps d’une marche.
Des sons il y aura, des silences habités, une topographie qui se révèle, du proche et du lointain.
De l’insolite à chaque détour. Tenter une volte face, une petite danse, un pas de côté pour appréhender autrement l’espace que l’on sillonne, embarqué-es que nous serons par le médium proposé : l’écoute. L’écoute élargie, l’écoute des sons, l’écoute des « soi ». Par l’écoute se mettre en relation, tracer des voies de communication aussi éphémères que singulières.
Loin d’une forme spectaculaire classique cette marche nous proposera d’inscrire notre présence en partage avec l’ensemble des vivants du territoire arpenté. Faire forêt peut-être, faire communauté éphémère sûrement, porter un regard sur notre humaine relation avec le reste du vivant, probablement.

« Il y va de la survie collective, sans nombre d’animaux personnes ne survivra sur cette planète. La prise en compte de l’ensemble du vivant rejoint ici la grande question féministe : il n’y aura pas de justice sociale et environnementale si il n’y a pas une prise en compte de tous ceux qui composent ce monde. »
Vinciane Despret, La Grande Table, France Culture